Bolivie: Cochabamba et Torotoro du 19 au 26 juin 2017

Nous trouvons facilement un garage IMCRUZ, flambant neuf et représentant Iveco. Un mécano détecte immédiatement une défaillance du deuxième injecteur.

Au bout de deux jours de démontage et d’essais infructueux, ils finissent par s’intéresser à l’alimentation électrique, sur la demande insistante de Bruno, et EUREKA, en 5 minutes, l’électricien du garage met en évidence un faux contact électrique à la tête de ce deuxième injecteur. Tout ça pour ça !!! Que d’énergie , de temps, d’argent perdu, pour un tout petit contact qui ne se faisait plus.

Nous pouvons remercier un jeune anglais, adjoint technique du garage qui nous a très bien accueillis et beaucoup aidés.

Nous profitons de cette halte forcée pour faire un tour dans les vieux quartiers,

…et découvrir la place centrale du 14 Septembre qui est assez jolie, et aussi animée qu’ailleurs.

 

Cochabamba, 3è ville de Bolivie, située à seulement 2500m d’altitude, nous plaît cent fois plus que Santa Cruz.

Cette ville moderne,

est entourée de hautes montagnes où la neige a disparu (réchauffement climatique), et de collines couvertes de maisons en briques creuses, et sans jardins.

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Sur l’une d’elle, dominant un lac un peu envasé,DSC02007 un  » Christo de la Concordia géant, de 34,20m de haut, étend ses bras, tel celui de Rio.DSC02004 Cette statue commémore la venue de Jean-Paul II en 1988. Sa construction en béton date de 1990, mais les indiens, eux, lui préfèrent la Pachamama.

Le chef mécanicien et l’électricien du garage, montés jusqu’ici avec nous pour les essais du camping-car, nous expliquent que les indiens sont nombreux à venir ici tous les premiers vendredis du mois faire un petit feu d’offrandes à la Terre Mère…DSC02009 chef atelier électricien imcruz

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…et y vider quelques bouteilles d’alcool (il faut bien partager !)

Nous nous garons chaque soir dans une ruelle d’un quartier tranquille en face de la maison de Mario (médecin anesthésiste), et Carola avec qui nous sympathisons tout de suite. Adorables, ils ne savent quoi faire pour nous rendre service, et nous font le plein  d’eau du camping-car, nous donnant même leur code Wifi.DSC02021

Ce quartier plutôt tranquille, est aussi celui des restaurants et supermarchés.

Quittant un temps la ville, ses petits marchands et ses vieux bus,…

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…nous décidons d’aller tester la réparation sur la piste de 140 km qui mène au Parc de TOROTORO réputé pour ses fossiles marins et ses empruntes de dinosaures. C’est la première piste empierrée de galets que nous empruntons, et …ça secoue beaucoup !

Nous traversons de jolis paysages parsemés de petits villages en adobe.

La route alterne sur certaines portions avec de la piste et des gués.

 

Là aussi le gouvernement est en train de faire une nouvelle route, tourisme et politique oblige, mais les annonces d’une 2X2 voies asphaltée pour 2019, nous font sourire sachant combien c’est impossible au vu de l’avancement des travaux et du matériel mobilisé. La vallée de Torotoro n’est donc pas prête, hélas, à voir la fin des travaux. Le trajet, qui nous prend 8 heures, se révèle usant et nous arrivons tard au village, après avoir pris en stop un jeune couple de Boliviens et leurs deux mignonnes petites filles. Ils nous indiquent un parking  » tranquille et propre  » où nous passerons plusieurs nuits.DSC02189 coliseo torotoro 06-25

Le lendemain, nous partons tous les deux avec Marcellino, un jeune guide très instruit, faire le circuit pédestre de 4 km qui mène au Canyon  » El Vergel « .

Dans le lit du Rio à sec, nous découvrons rapidement des traces de pattes de dinosaures et chose assez unique, ces empreintes dans la boue fossilisée révèlent une scène de chasse de Dinosaurus carnivores encerclant un  » pauvre « – mais énorme – Dinosaurus herbivore qui essaie de fuir en sautant dans la boue ( gros splash). On ne saura pas s’il a été mangé, mais on voit très nettement les traces de ses poursuivants.

Ce site datant du tertiaire était habité par ces gentilles  » bébêtes  » qui vivaient au bord de la mer à cette époque, dans des marécages. Des mouvements tectoniques ont provoqué un soulèvement des fonds marins dont on voit les traces fossilisées qui se trouvent aujourd’hui à 2700m d’altitude!P1050119 D’immenses plissements en arc de cercle caractérisent le paysage ponctué de cascades rocheuses, de ponts de pierre naturels et de ravins où les baignades doivent être bien agréables…quand il y a de l’eau!

De là nous nous rendons au « mirador » au dessus du canyon de 300 à 400m de profondeur.

C’est superbe et inattendu.

Mais la surprise, ce sont ces 700 marches, ou plus !, que nous descendons en fin d’après-midi pour aller admirer les petites cascades et les jolies vasques naturelles nichées tout au fond du canyon.

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Oui, MAIS…il faut bien remonter…et là, c’est atroce : fatigue, altitude, hauteur des marches, nous crèvent. Le coeur bat à 100 à l’heure, les jambes flageolent…oui, eh bien, nous l’avons fait, certes un peu lentement, si bien que la nuit tombe quand nous retrouvons le sentier du plateau et il nous faut encore presque une heure pour rejoindre notre Iveco garé en haut du village. Nous sommes fatigués, heureux, riches d’informations que notre guide a su nous apporter, et passons la soirée avec un jeune couple français rencontré dans la rue. Nous dinons ensemble dans notre camping-car. Toujours ce hasard des rencontres chaleureuses !

Et le lendemain, c’est encore seuls, mais en 4X4 avec Théo, le guide aux yeux coquins et un chauffeur que nous montons les 25 km de piste jusqu’au site de  » la Ciudad de Itas  » à environ 4000m d’altitude. La piste étroite est très belle : une vraie vue d’avion sur toute la cordillère andine. C’est assez époustouflant et vertigineux par endroits.

Théo qui mâchonne une par une ses petites feuilles de coca est vraiment sympa et intéressant. Laissant le 4X4, nous partons crapahuter 2 heures à la découverte de plusieurs salles labyrinthiques creusées sous des rochers rouges qui, du temps des dinosaures, étaient des falaises de bord de mer !

C’est magique, et quel panorama à l’extérieur !

Ici vivent cachés des sortes de lapins, les viscaches…

…et des pumas, invisibles, bien sûr.

Le retour se fait par endroits sur des échelles à pic et il ne faut pas avoir le vertige tout comme pour le Mirador du canyon.

Théo nous explique aussi comment les Incas …sa propre grand-mère et même sa mère, fabriquaient des peignes à partir des racines d’une plante grasse de la famille des ananas qui pousse partout dans les roches. Une fois mouillées et attachées ensembles, elles deviennent dures et lisses et servent ainsi à se peigner.

Il nous montre de même quelques plantes médicinales, qu’en tant que guide il sait utiliser si un touriste a un problème particulier comme une entorse. Cette après-midi est fantastique. Nous sommes dans la Bolivie profonde où les villages n’ont l’électricité et l’eau potable que depuis peu. Comme partout, les maisons en briques de terre n’ont aucun chauffage. Un certain nombre de villages dans d’autres vallées profondes ne sont atteignables qu’à pied ou à dos de mulet. DSC02263Les gens ont la vie dure, mais le chauffeur nous dit qu’ils sont habitués et ajoute qu’ils vivent jusqu’à 120 ans grâce à une vie saine et des produits naturels. De plus, très rares sont les personnes âgées qui ont besoin de lunettes. En altitude, ils cultivent surtout des pommes de terre, du blé et du maïs de diverses variétés qu’ils font sécher sur les toits comme le  » choclo  » à gros grains blancs.DSC02066 Ils ont des poulets, cochons et vaches comme dans la vallée du Rio Caine où poussent aussi des fruits (beaucoup de goyaves), de la canne à sucre, du manioc et du tournesol.

Les plus riches possèdent un tracteur ou une motobineuse et presque tous ont une moto pour se déplacer en famille. Pour aller en ville, il y a une bus régulier…DSC02212

et toute une flotte de minibus.DSC02669 Ils nous disent être très heureux ainsi.

Torotoro n’est pas un joli village, et l’afflux de touristes, dont beaucoup de français a incité les locaux à construire en briques creuses, abandonnant peu à peu les vieilles maisons de pierres et d’ adobe.

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Les rues pavées de galets qui font mal aux pieds ne sont hélas pas entretenues, pas même dans la rue principale.

Ici, ils ont tout misé sur les dinosaures et les fossiles marins…

…et ça marche.

Nous mettons 8 heures comme à l’aller pour refaire nos 140 km  et revenir à Cochabamba via Tarata, village qui possède encore quelques beaux bâtiment….à restaurer…

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…à proximité du lac     et de son curieux phare.DSC02648

Le test pour l’Iveco semble concluant, il a bien grimpé les fortes pentes et supporté les secousses incessantes de la longue route pavée : nous pouvons continuer notre périple.

 

 

 

 

 

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