PEROU : la Cordillère Blanche du 11 au 20 octobre 2017

Les sommets de la Cordillère Blanche, entre 5200 et 6768 m pour le Huascaran, le plus élevé, DSCN4521

constituent la plus haute chaîne de montagnes tropicales au monde et la seconde chaîne la plus haute après l’Himalaya. A partie de la vallée de Huaraz, nous explorons pendant une bonne semaine les routes touristiques qui traversent la  » Cordillera Blanca  » et allons voir à l’ouest les  » Puyas Raimondi « .DSCN4546

Cette plante unique au monde de la famille des ananas vit une centaine d’années et meurt après son unique floraison, mais sa hampe florale peut atteindre 12m.

Ainsi partons nous de Carhuaz d’où l’on aperçoit bien les montagnes, jusqu’à San Luis.DSCN3777

Excellente route, exceptée la difficile traversée du village de RARAMAYOC source de sueurs froides où il ne faut pas faire d’erreur de conduite.

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Il faut de la constance pour poursuivre le trajet, mais l’arrivée à Punta Olimpica  (4890m) est tout à fait sublime.  (mais les chips n’aiment pas l’altitude!)DSCN3896

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Nous sommes entourés de glaciers qui descendent des fameux massifs :

Huascaran,DSCN3868

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Chopicalqui,DSCN3866 chopicalqui

Contrahierbas,

Ulta et Tsukllaraju.

Au-delà du tunnel de 1k 300,P1100858 de petits lacs colorés agrémentent la descente,

P1110034

malgré les pierres qui parsèment la route.

Nous admirons les autres versants des sommets Ulta et Contrahierbas tout aussi blancs.

Nous y prendrons un petit déjeuner, seuls, au retour sur fond de sommets encore plus dégagés. Et il ne fait pas froid:DSCN4079 10-14

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Par contre, malgré un beau paysage, la route devenue piste nous secoue sérieusement avant d’arriver à San Luis en raison de nombreux éboulements récents.

Sur le conseil de Miguel, rencontré à Huaraz, nous allons jusqu’au sanctuaire de Pomallucay situé 12 km plus loin, et en faisant une pointe à 17km/h pour une moyenne de 5km/h tant la piste est défoncée.

Ici viennent de nombreux pèlerins.

Nous arrivons au moment d’une grande fête organisée par l’association Jean Bosco présente dans ce village.

Depuis Caraz, nous montons côté ouest sur la  » Cordillère Noire « , à la découverte des fameuses Puya Raimondi.

La petite route de la largeur du camping-car monte à 4300m par une série d’épingles à cheveux excessivement à pic et non protégées. Non entretenue et fréquentée malgré son étroitesse, cette route se transforme rapidement en trous profonds et caillasses que Bruno essaye d’éviter en vain.DSCN4265

A mi-hauteur, nous traversons une drôle de mine de charbon, veine noire exploitée à même la pente au péril de la vie des mineurs.

Mais les points de vue sont une fois de plus extraordinaires sur la vallée et les montagnes.

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Il nous faut 2h30 pour atteindre enfin, très lentement, l’ancien bois de ces plantes uniques au monde (appelé Winchus).

Déception ! Toutes sont noires et nous supposons qu’il s’agit de la mort de ces fleurs après floraison, même si on jurerait que certaines ont été sciemment brûlées par les bergers.

Par chance on finit par en apercevoir une qui commence sa floraison, tandis que des « jeunes » prendront un jour la relève.P1110146 (2)

P1110153P1110145

Néanmoins, cela valait la peine de découvrir ces  » monstres  » floraux, même si nous pensons avoir fait là une  » route de la mort  » bien plus périlleuse que celle de Bolivie si connue. Avec un sol montagneux aussi instable, uniquement composé de terre et de galets, dans une région aussi exposée aux tremblements de terre, tout peut dévaler en un rien de temps comme cela se produit assez régulièrement ici.DSCN4272

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« Tu es fou mon vieux Milou de prendre des routes pareilles « . Bruno est un as du volant quand on voit l’étroitesse de la  » route  » et l’improbabilité de passer certains tronçons défoncés: on touche, on tangue, on racle…mais on passe.

A Caraz, nous stoppons au camping à la ferme  » Guadalupe  » très champêtre et agréable.

Nous partons à trois camping-cars vers le lac Paron situé en haut d’une grande faille montagneuse.DSCN4528 faille vers lac paron

Patricia, José et leurs deux enfants, rencontrés à Cusco et Nazca, Frédéric et Adeline, venus de Martinique avec leurs deux filles, nous précèdent. Nous  » escaladons  » la piste : horriblement caillouteuse, on passe certaines zones caillou par caillou, et nous devons foncer dans les multiples virages en épingle à cheveux bien serrés. Il faut se cramponner, et nos engins souffrent de poussière, cahots et torsions. Bien que dubitatifs, nous l’avons faite cette sacrée piste ! …

…mais quelle récompense arrivés en haut à 4140m.

Le grand et joli lac Paron (3km), turquoise,P1110258 est encadré par le Huandoy (6395m),

DSCN4418 huandoy 6395m

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le Caraz (6025m),DSCN4411 caraz

Au fond l’Artesonraju (6025m),DSCN4536 artesonaju

la Pyramide (5885m), P1110214

le Chacraraju (6112m), P1110228

et le Pisco (5752m), non on n’a pas bu !….rien que ça : c’est royal !!.DSCN4426

Philippe, un autre voyageur Suisse qui était au camping nous rejoint.P1110194 Après une balade le long du lac, nous passons une excellente nuit sur le parking, et même pas froid.

Pour nous deux aucun problème d’altitude une fois de plus, même en grimpant jusqu’au mirador situé plus haut au bout de gros éboulis instables.

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Seul problème, des petites mouches dont les piqûres font de gros boutons qui ne demandent qu’à s’infecter. Mais on résiste.

Nous redescendons tous au camping, pierre après pierre , pour un repos bien mérité…du pauvre camping-car torturé ! Heureusement , un apéro à la bière Cusquena termine en beauté la soirée.

Le lendemain Frédéric et Jaime, le propriétaire nous préparent un délicieux barbecue de porc et d’agneau.

Nous gardons un merveilleux souvenir de ce Pérou profond et nature que nous venons de sillonner de part et d’autre de la majestueuse  » Cordillera Blanca « , ainsi que de la découverte de la culture Chavin. Les Péruviens sont gentils et accueillants, même si quelques paysans ou bergers restent totalement éberlués de nous voir passer. La plupart répondent à nos sourires de  » gringos « .

Dans un village, halte d’une nuit, une petite fille vient nous demander avec curiosité  » c’est une ambulance ?  » en parlant du camping-car. La visite de notre  » casa rodante  » lui décroche un sourire jusqu’aux oreilles et nous vaut une salve de questions.P1110028

De cette chaîne exceptionnelle de montagnes entre 6000 et 7000m, nous resterons totalement impressionnés, regrettant de ne pouvoir y faire des treks faute de temps et puis nous jouons la prudence car l’altitude au-delà de 4500m peut être éprouvante pour l’organisme.

Il est flagrant que les glaciers fondent à la vitesse grand V et que d’ici 20 ans, beaucoup auront disparu. Cela nous désole.

Cette   » Cordillère Blanche  » fait face à la  » Cordillère Noire  » et elles se rejoignent à quelques mètres l’une de l’autre au canyon  » del Pato « . C’est l’impressionnante route que nous empruntons pour rejoindre la mer à Trujillo.

La descente est constituée d’une longue série de tunnels à une voie, souvent en courbes.

Il vaut mieux ne pas y croiser trop de véhicules car nous n’aimons pas beaucoup les virages en marche arrière au raz du vide (beaucoup de Péruviens avancent car ils ne savent pas faire de marche arrière !).DSCN4625.jpgDSCN4619

L’eau marron du Rio Santa bouillonne entre deux falaises extrêmement rapprochées ou entre des à pics colorés d’orange et de noir.

Les veines de charbon sont exploitées artisanalement.

On se sent vraiment perdus au bout du monde minéral où il ne fait pas bon s’arrêter, les cailloux et rochers pouvant tomber à tout moment.

Cependant les paysans qui vivent là pauvrement arrivent à cultiver des manguiers, avocatiers prolifiques et des bananiers, malgré (ou grâce ?) un fort vent chaud qui s’engouffrent dans toute la vallée jusqu’à Carhuaz.

Quelques petits barrages fournissent un peu de l’électricité.

Toute cette région jusqu’à la mer a subi de gros dégâts dus à des tremblements de terre et, cette année, en mars, d’énormes inondations ont ravagé les villages qui ont encore du mal à s’en remettre.

Pourtant la vie reprend ses droits : les plantations de coton, maïs, légumes, de riz et de fruits (fraises et fruits de la passion notamment), se succèdent, mais les Péruviens nous semblent avoir la main beaucoup trop lourde sur les engrais et les pesticides.

Le retour sur la côte nous replonge dans le désert aride, bien que cultivé par endroits (asperges, canne à sucre ).

Y poussent aussi de nombreux et méchants dos d’âne qui détruisent les suspensions des véhicules !

 

Mais ce sont les sites archéologiques  » Moches  » (lire motché) et  » Chimus  » qui nous attirent…

 

 

 

 

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