BELIZE du 29 avril au 6 mai 2018

Nous voici au Bélize. Frontière traversée sans la moindre difficulté…et sans attente.IMG_0692 frontière du belize

Seule chose déroutante : se remettre instantanément à l’anglais.

En effet, ce morceau de Caraïbe a été colonisé par les Anglais en 1862 y laissant leurs esclaves noirs importés de Jamaïque comme sur toute la côte Caraïbe. Cependant la société est pluri-ethniques avec des descendants des Mayas et des espagnols hispanophones, ce qui nous arrange bien. On trouve aussi des indiens natifs vivant dans les montagnes, des chinois, des arabes et même des indiens d’Inde. Le Bélize fait partie du Commonwealth, et la Reine d’Angleterre est officiellement le chef de l’Etat. Pour nous cela donne un hispanico-anglais pas toujours heureux.

Notre première halte du soir nous amène peu après la frontière à  » Clarissa Falls « , dans un joli jardin dominant la Mopan River aux eaux vert clair, où, c’est sûr, nous irons faire trempette dès le lendemain.

Le soir même, Chena la propriétaire nous concocte un bon repas, et nous dinons joyeusement avec 5 américains en vacances ici, mais vivant au nord du Bélize. Ils nous vantent la qualité de vie et leur amour de ce pays. Repartant en direction de la mer, nous sommes étonnés par le bon état des routes, toutes droites,…IMG_0724 …et par l’habitat plus moderne qu’au Guatémala. Les maisons en bois sur pilotis ont un certain charme. Nous remarquons que beaucoup d’épiceries sont asiatiques, sauf pour les fruits et légumes vendus par les béliziens d’origine espagnole ou maya sur le bord de la route. Celle-ci longe la Mountain Pie Ridge (quarztique), qui abrite de nombreuses grottes. Des cocotiers et de  vieux orangers font partie du paysage.

Plusieurs usines fabriquent du jus d’orange et sont alimentés par de de gros semi-remorques remplis de fruits à ras-bord.

Notre première halte est pour Hopkins, en bordure de mer. Nous sommes sur la mer Caraïbe et ce sont plutôt des noirs qui vivent ici.

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Nous sommes garés devant la plage, qui est bordée d’algues, ce dont nous faisons fi en nageant plus loin. Sur la photo de droite, ce n’est pas une noix de coco, mais la tête de Bruno qui surnage.

Le bord de mer est public  » propriété de la Reine  » nous dit-on. Seuls les secteurs de locations touristiques semblent un peu nettoyés des algues et détritus. Par contre il n’y a aucune sécurité et une allemande établie ici nous conseille de nous garer contre sa maison pour la nuit, car  » c’est l’heure des voleurs  » nous dit-elle.IMG_0761.jpg Nous y passons une nuit tranquille avant de reprendre la route qui rejoint plus au sud, la presqu’île longue et étroite de Placencia.

Nous découvrons de jolis marais…IMG_0775

…des forêts de pins sur des kilomètres…IMG_0777

…l’horizon montagneux des Mayas Mountains…IMG_0779

…et la lagune où se construisent des lotissements  » très chics  » pour américains fortunés en mal de mer exotique et petites marinas.

C’est d’ailleurs ici, au bout d’une piste de tôle ondulée, que l’on peut faire notre plein de gas-oil…comme les bateaux, en bordure de mangrove.

Que ce soit côté lagune ou côté mer, la plupart des terrains sont hélas privatisés en style moderne ou en  »  local « . Adieu  » propriété côtière de la Reine » dans ce secteur .

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Le petit aérodrome que la route contourne (il y a un feu rouge en cas de décollage d’un avion ), doit faire recette auprès des propriétaires de ces riches maisons.

Arrivés à Placencia, nous allons à l’hotêl  » Mariposa  » qui offre son jardin aux camping-caristes. Extra : plage à quelques mètres devant la jolie piscine à notre disposition, sanitaires, et restaurant de qualité.IMG_0863

Le bain de mer nous dissuade d’y retourner compte tenu du nombre de petites algues flottant un peu partout. Ce sera donc : piscine.IMG_0860

Le lendemain nous partons à la journée sur l’île Silk Caye, à 1h30 de bateau.IMG_0801

Sur 15 personnes, nous ne serons que 6 à faire du snorkelling, les autres plongeant avec bouteille. Nous dépassons de petites îles de mangrove, puis d’autres un peu boisées de plus en plus éparpillées et parfois habitées !IMG_0811

Nous abordons  sur un îlot de sable ridiculement petit, sur lequel il y a 8 cocotiers, 5 tables de pic-nique et une cabane wc.IMG_0813

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INCROYABLE ! Perdu comme d’autres îlots, au milieu de rien , mais fréquenté par des touristes plongeurs. Ces îlots perdus correspondent un peu à l’image IDYLLIQUE qu’on peut se faire depuis notre vieux continent. IMG_0821

La barrière de corail de 300km, deuxième plus grande après celle de l’Australie, est à quelques encâblures.

Arrivés les premiers sur l’îlot, quand d’autres touristes ne viendront qu’à l’heure du repas, nous partons tous les 6 et le guide, en faire le tour. La flore est belle et assez variée : grandes  » feuilles  » nervurées violettes ou brunes, gros tuyaux souples ressemblant à des trompes, tiges duveteuses rouges et coraux de différentes formes et couleurs. Peu de gros poissons, mais des petits d’un bleu intense qui font notre admiration.

Après le pique-nique poulet-riz-haricots rouges-pastèque,…

…nous plongeons une deuxième fois sur un petit massif corallien non loin. Une faune encore plus colorée et géométrique nous y attend comme ces sortes de candélabres ou ces cornes de cervidés jaune mangue. On y voit de plus gros poissons aux tons pastels ou noirs et jaunes, et même, cinq seiches qui nous surveillent attentivement du coin de leurs gros yeux.

Après un petit bain libre…IMG_0831

…et pour clore cette belle journée, le bateau nous emmène tous, juste devant la fin de la barrière de corail. Dans un parterre d’algues vertes sont éparpillées de très grosses conques rosées. Pas touche ! Nous sautons dans l’eau et surprise : nous nous trouvons nez à nez avec un groupe de requins nourrices, qui viennent tournicoter autour de nous. Brrr…Bruno se fait un plaisir d’aller en caresser un mine de rien, mais le requin l’a vu et senti. Il s’en va. Sa peau est rugueuse comme de la toile émeri.

Une énorme tortue d’environ 1m70, frôlant Marie-Anne, passe aussi  » mine de rien « . Vue !

Des raies évoluent tout près, dont une splendide tigrée, tandis qu’une plus grosse bat des ailes pour essayer de s’enfouir dans le sable. Mais son dard, capable de percer un pied chaussé d’une palme, est encore visible… » On t’a vue !  »

Un poisson vache avec ses deux petites cornes se balade tranquillement tandis qu’un barracuda nous suit de son oeil mauvais, gueule ouverte, dents acérées. Il est temps de sortir de l’eau !

Ces merveilleux moments resteront seulement dans notre mémoire, car, hélas, le petit appareil photo emmené par Bruno s’est arrêté de fonctionner. Nous n’avons pas de chance avec nos photos sous-marines ! Mais que les curieux aillent sur internet pour découvrir cette barrière de corail du sud Bélize. En attendant, voici quelques photos qui en sont extraites et qui sont exclusivement destinées à notre famille et amis.

plongee belize corail bleu

Le centre du village de Placencia et son port restent très  » couleur locale « , avec beaucoup de baraques en bois où vivent noirs et descendants des espagnols et des mayas dont certains ne parlent qu’un dialecte maya.

Les uns ne travaillent pas, les autres tiennent des commerces, mais la culture du hamac est très présente comme partout en Amérique centrale.

Nous remontons par des routes rectilignes sur des kilomètres, avec de temps en temps, un vague divertissement.

Bruno peut rouler vite sans risque, et nous arrivons à Orange Walk. Le camping au bord de la New River est tranquille, joli et bien gardé semble-t-il…

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La nuit est peuplée de chants d’oiseaux mais aussi, rien que pour nous, de mini moustiques exaspérants et sadiques. Nous apprécions beaucoup moins leur chant divin et leurs piqûres à la chaîne !

Une  » lancha  » avec déjà quelques touristes à bord vient nous chercher devant le camping-car pour aller visiter le fameux site maya de Lamanaï. Enfouie dans la jungle et bâtie en 1500 avant JC, la cité n’a été abandonnée que vers le 18è siècle. Il y a 1h30 de bateau sur la New River aux nombreux méandres et chenaux pour s’y rendre.

Nous y croisons des oiseaux…IMG_0918

…des pêcheurs,…IMG_0919

…et apercevons des Mennonites venus s’installer ici et cultiver cette terre limoneuse. Ils utilisent des bateaux à moteur et des tracteurs et vendent les produits de leur ferme, ce qui ne les coupe pas totalement du monde moderne. Cependant ils ne conduisent pas, gardent leur distance, et n’aiment pas être pris en photo.

Les ruines sont établies au bord du lac New River Lagoon.IMG_0966

Notre guide chronomètre la visite, mais il est intéressant et nous découvrons quelques beaux bâtiments, comme ces pyramides.

On se fait une petite grimpette…un peu risquée tout de même…sur la plus haute, de 33m, datant de 100 avant JC.

 

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Le Bélize est assez plat, à perte de vue.

Ici les mayas utilisaient un système de latrines à eau courante, nous explique le guide.IMG_0956

Il faut toujours garder à l’esprit que les pyramides sont le résultat de nombreux remaniements recouvrant les anciens temples, ce qui explique, pour certains, leur taille élevée. P1210899

La région d’Orange Walk est propice à la culture de la canne à sucre.IMG_0999

Une grosse usine sucrière jouxte la rivière sur laquelle transitent jusqu’à la mer des barges rouillées remplies de mélasse qu’un vieux remorqueur en bois plein de charme traine chaque jour en passant devant le camping. Le bruit désuet de son moteur nous plonge dans l’ambiance des fleuves amazoniens.IMG_0986

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Les mennonites achètent d’ailleurs cette mélasse et la mélangent à du sorgo pour en faire un aliment du bétail. Rien ne se perd.

Après cette halte wifi-blog au bord de notre paisible rivière où vont et viennent discrètement de gros crocodiles prêts à dévorer les chiens imprudents et les oiseaux tentateurs…

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…nous roulons jusqu’à la frontière.IMG_1013

Il suffit de payer, payer, et encore payer, pour sortir du Bélize. Deux coups de tampons et une nouvelle aventure s’offre à nous.

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Le Bélize , ce petit pays (1/5 de la France), traversé au pas de course par de nombreux camping-caristes pour des raisons d’ insécurité et parce qu’il n’y aurait rien à voir, nous a plutôt bien plu :

de bonnes routes principales, un habitat traditionnel sur pilotis qui lui donnent du charme,IMG_1003 (2) une campagne tranquille jouxtant des montagnes couvertes de jungle et, petit clin d’oeil à nos enfants pour les minibus locaux  : )IMG_1009

La barrière de corail, domaine d’une flore et d’une faune colorées et variées, ainsi que le site de Lamanaï et le tour en bateau pour nous y rendre, nous ont très agréablement surpris et détendus (exceptés les méchants coups de soleil).IMG_0847

 

Si ce n’était l’insécurité ressentie au bord de la mer où les noirs ne travaillent pas selon les commerçants rencontrés qui nous disent être victimes quotidiennement de leur part de vols et d’agressions, il y ferait bon vivre (nous nous garderons de porter le moindre jugement sur ces avis). Les camping-caristes sont eux aussi tentants, car pris pour de riches  » gringos « . IMG_0846 (2)

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Le Bélize possède aussi des îles très appréciées des vacanciers dans sa partie nord, comme Caye Caulker ou Ambergris Caye. Mais, fuyant les lieux trop touristiques, nous n’y sommes pas allés, et n’avons pas survolé le fameux trou bleu  » blue hool « , proposé à des prix prohibitifs, dommage ! Il a été rendu célèbre par Jacques Yves Cousteau. Il s’agit d’une grotte calcaire de 300m de diamètre située au large (80km), dont le plafond s’est effondré sur 124m de profondeur.

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