Hémisphère nord de l’Equateur du 26 décembre au 1er janvier 2018

Un Noël bien tranquille que ce Noël 2017, mais avec des petits cadeaux que Caroline et Yoann nous avaient remis en août  » à n’ouvrir que la nuit du 24 au 25 Décembre « .

Que de bonheur et d’attentions délicates !

En ville, la vie continue comme chaque jour.

Le temps ici nous surprend. Si on aperçoit le soleil en journée, chaque soir et/ou nuit, il pleut, parfois fort. Nous nous installons au fond du lac Yahuarcocha, dans un agréable camping tenu par des Allemands tout près d’Ibarra.DSCN9056

Nous y retrouvons avec plaisir le camping-car  » pattes de chien » (Birgit et Franjo) et Yaron, le joli labrador marron, que nous avions rencontrés au Pérou.DSCN9072

Il y a du wifi, c’est l’occasion de poursuivre notre blog. Mais point trop n’en faut.

Après quoi nous filons à l’ouest pour parcourir en partie le sentier le long du lac de cratère de Cuicocha bordé de fleurs très colorées et dominé par le volcan Cayambe un peu trop dans les nuages, qui se dévoile peu à peu.DSCN8978 (2)

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Puis, descendant longtemps à travers une forêt de nuages,

nous faisons halte à côté des thermes de Nanguivi, tout au fond de la vallée de l’Intag, après Apuelo.

A cette époque, il y a foule la journée, et nous renonçons aux eaux chaudes des piscines un peu …troubles.

Mais nous sommes très au calme, garés dans le petit camping d’à côté dont le propriétaire est charmant.

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Nous repartons vers Ibarra où les jeunes péruqués et déguisés en femmes à grosse poitrine, nous stoppent dans chaque village pour récolter trois sous – tradition de fin d’année -.

Devant chaque maison et sur le capot des voitures, sont assis des bonhommes de chiffons. C’est la fête et ces marionnettes seront brûlées dans les rues, le 31, sous les feux d’artifices.DSCN9034

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De retour au camping allemand  » Sommerwind  » d’Ibarra, nous fêtons joyeusement le 31 Décembre avec Francis et Isabelle,DSCN9075.jpg

un couple de jeunes hollandais et quelques couples d’Allemands autour d’un barbecue… sous la pluie !WP_20180101_003

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Le lendemain, nous reprenons la route ( sous la pluie ), vers la Colombie toute proche.

Le cimetière de Tulcan, ville frontière, recèle un trésor artistique : environ 200 topiaires très originaux, classés monument historique. Equatoriens et Colombiens s’y pressent, qui pour aller sur la tombe familiale, qui pour admirer simplement ce jardin unique.

 

Nous passons les douanes, le 1er Janvier 2018 à 18h30 après 2h30 de queue…seulement !

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BONNE ANNEE 2018

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L’Equateur est un petit pays moderne,coloré, aux multiples facettes, mais qui a su préserver ses traditions, surtout dans les montagnes.

Nos coups de coeur restent la ville de Cuenca axée sur le bien vivre et la culture, les majestueux volcans Cotopaxi et Chimborazo, le rio Napo qu’on souhaiterait descendre jusqu’à l’Amazone… mais le clou du spectacle restera à jamais la faune des îles Galapagos perdues dans le Pacifique à 1240 km du port de Guayaquil.

Les rencontres chaleureuses restent à jamais dans nos coeurs et nous gardons de belles images des plantations de cacao, de café, de bananiers et de cocotiers.

Seul inconvénient, le sol si instable et le risque quotidien des tremblements de terre et des éruptions volcaniques.

 

 

EQUATEUR : de Quito à la Mitad del Mundo du 22 au 25 décembre 2017

Après cette agréable et très instructive récréation et Noël approchant, nous faisons un saut à  » la Mitad del Mundo « , environ 20 km au nord de Quito, autrement dit la LIGNE DE L’EQUATEUR .

Un grand monument ceint d’un petit village reconstitué et trop touristique, symbolise cet axe mythique.

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Quel honneur d’apprendre que ce sont des français qui ont mené les missions géodésiques aux 18è ( 1736 – 1739 ) puis 19è siècle pour calculer l’emplacement de cette fameuse ligne.

Le savant La Condamine …P1160155

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…était leur chef de file scientifique et il est à noter que l’erreur de calcul commise à l’époque n’est que de 240m par rapport à la véritable ligne, calculée, elle avec des instruments modernes et des satellites. Une performance exceptionnelle pour l’époque quand on voit leurs instruments: astrolabe, sextant et appareil de mesure.

Quelques expériences scientifiques sont présentées, comme l’effet Coriolis qui affecte les courants marins, mais pas du tout le sens  de l’écoulement de l’eau, à droite pour l’hémisphère nord, à gauche pour l’hémisphère sud, ce qui n’est donc qu’un mythe.

Par contre, avec la force centrifuge, la personne qui se positionne SUR la ligne pèse environ un kilo de moins.

De même, un oeuf peut tenir en équilibre sur le centre exact de la ligne !

Le 24 décembre, nous nous retrouvons encore à la mitad del mundo,0°,0′,0 », mais plus à l’est, car un chercheur a découvert que la ligne de l’équateur passe non pas sur le site officiel, mais environ 300 m plus au nord sur le mont Catequilla. Il a annoncé aussi que les indiens quitu-caranqui connaissaient déjà cet emplacement en suivant le tracé exact de l’ombre créée par le soleil au moment du solstice.

Endroit exact où passe la ligne :DSCN8890

mais le gps ne parvient pas à se fixer précisément sur le zéro absolu en raison des perturbations notamment atmosphériques:

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 » ce lieu est plus que mythique mon vieux Milou ! « . Nous sommes heureux d’y être au moment de Noël, et d’y avoir retrouvé la veille, par le plus grand des hasards et en pleine nuit, Martino et Sabine dont on avait fait connaissance sur la côte.

Puis soirée traditionnelle pour notre famille, que grâce à Whatsapp nous partageons avec nos enfants depuis un joli hôtel mirador (piste un peu difficile) où nous dinons et dormons quelques kilomètres plus loin au-dessus de Cayambe illuminée.

Et ce 25 Décembre, nous restons seuls, en compagnie de quelques chevaux, hôtel fermé, admirant la vue sur la petite ville depuis notre parking.

                                                              JOYEUX NOEL

EQUATEUR : de Tena à Quito du 20 au 22 décembre

Le matin nous repartons et faisons un court arrêt dans un zoo censé présenter des animaux de l’Amazonie. Mais ceux-ci nous semblent bien mal soignés. Un pauvre perroquet le ventre à l’air tellement il est déplumé n’arrête pas de parler, on aurait dit une pauvre vieille folle. Il nous dit  » como te vas ?  » continuant son monologue une fois qu’on lui ait répondu  » muy bien, y tu ? « .

 

 

La montée vers Quito se fait en alternance avec pluie et brouillard : nous traversons la forêt des nuages ! Joli et inquiétant.P1150808

Le col, où les arbres ont disparu est à 4000m, sans que cela n’ait d’impact sur notre santé et celle de l’Iveco. Des panneaux routiers incitent à ralentir, car il  » peut  » y avoir des ours à lunettes. Nous redescendons de ce Parc National en direction de Quito et nous installons dans le joli jardin d’ Arie, un sympathique hollandais vivant ici depuis 25 ans et qui possède une excellente pizzéria dans le village voisin, on peut nous croire !

 

C’est lui-même qui nous emmène visiter la capitale historique le jour suivant. Quito est une ville très étendue et incroyablement accidentée, qui s’étire sur 30km avec un quartier neuf et un autre, colonial.P1150812

Elle est également la deuxième capitale la plus haute du monde ( 2850m) après La Paz. Circulation dense et pentes abruptes sont rédhibitoires pour un camping-car.DSCN8819

Nous n’avons le coup de coeur ni pour la  » basilica del voto nacional « , pâle copie de nos cathédrales, dont l’intérieur qui leur ressemble n’est pas fini afin de ne pas payer d’impôts à Rome (!), ni pour les divers bâtiments coloniaux qui pour la plupart ont été transformés en petits commerces ne laissant voir que des cours carrées à colonnettes.

 

 

 

 

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Seule l’église du couvent San Francisco – 16è 17è – est stupéfiante. Si extérieurement le bâtiment ressemble un peu à l’Escorial de Madrid, l’intérieur est COUVERT  d’or…des Incas ! Les enfants, en costumes traditionnels, sont en train de finir une joyeuse célébration religieuse de Noël.DSCN8762.jpg

 

 

Non loin se trouve la rue la plus ancienne de Quito,   » la ronda « , ancien quartier malfamé devenu lieu artisanal qui vit la nuit et dort le jour.DSCN8795

 

Quito, ville colorée, possède plusieurs places toujours animées comme celle du théâtre…DSCN8804

…et surtout, la  » place de l’Indépendance  » où comme partout, on retrouve le palais du gouvernement – où fut signé l’acte d’Indépendance de l ‘Equateur en 1822 -,DSCN8745

le palais de l’archevêché…et la cathédrale.

 

A noter que la capitale est en train de construire deux lignes de métro d’ici 2020 (annoncé !), les marteaux piqueurs ne cessant leur vacarme, justement sur la place San Francisco.

Nous visitons l’admirable musée d’art précolombien où les céramiques de différentes cultures attirent notre attention pour leurs détails, leur finesse et leur modernité:

-les Valdivia sont les plus anciennes (-4000 à -1400)P1160001

-les Jama-Coaque (-350 à +1530)

 

–les Cosang-Coaque (-350 à +1530)cP1160061

ce guerrier participe aux activités chamaniques.

-la Tolita (-350 à +350)

 

le chaman se transforme en félin, à ses côtés 2 figurines en or et en os

-les Manterro-Guancavilca (+1100 à +1520)P1160025

-les Napo (+1200 à +1600)P1160049

le miroir tenu par le chaman lui permet de communiquer avec l’au-delà

-les Duenos: tête moustachue, objet de pouvoirP1160065

–les Carchi-Pasto (+750 à +1550)P1160051

-et puis une civilisation exceptionnelle par la modernité de ses oeuvres: les Chorrera (-950 à -350)

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De nos jours les artistes peuvent s’exprimer différemment:DSCN8788

 

EQUATEUR : L’Oriente de Banos à Tena du 14 au 20 décembre 2017

La petite ville de Banos, extrêmement touristique bénéficie des eaux chaudes du volcan. C’est la fête et la foule nous fait fuir, même si nous aurions pu bénéficier des thermes.

Nous voici entrés dans la selva équatorienne. Les cascades, parfois immenses, dégoulinent un peu partout dans la vallée. Nous faisons un aller-retour, à nouveau seuls dans une nacelle « tarabita  » pour nous rapprocher de l’une d’elle à 200m environ au-dessus du torrent. Ils paraît que les Incas utilisaient déjà ce système pour joindre les deux rives montagneuses de ces canyons.

C’est aujourd’hui un moteur de camion qui tracte les câbles, conduit par un jeune employé.

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L’attraction attirant les vacanciers, d’autres  » tarabitas  » ainsi que des tyroliennes et des sauts à l’élastique ont été installés tout le long du rio encaissé, où poussent de superbes fougères arborescentes.

Mais c’est à Rio Verde que nous faisons la plus jolie halte pour descendre le long du  » Pailon del Diablo « . Il s’agit d’une cascade vertigineuse, de 80m, dont le débit varie de 15 à 60m3 par seconde dans un bruit assourdissant. Un sentier bétonné aboutit à des passerelles, tenues par des câbles, installées au-dessus de la cime des arbres, puis à la cascade elle-même.

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Attention, ça mouille !P1150325

Un autre accès amène les curieux en contrebas, mais maillot de bain conseillé et photos impossibles.DSCN8204

L’excellente route descend jusqu’à Puyo, porte de l’Amazonie.

Nous ne voulons pas nous attarder dans cette ville très commerçante, et remontons vers le nord en direction de Tena. Bruno enchaîne les virages doublé même par les poulets!

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Ici aussi c’est très construit partout avec de nombreuses maisons en bois sur pilotis.DSCN8494.jpg La  » selva « , bien que présente en bosquets, a laissé la place aux multiples cultures habituelles.

Nous déplorons, comme partout en Equateur, l’absence de miradors le long de la route. Il est pratiquement impossible de s’arrêter, sauf sur la route, car l’asphalte est longée de profonds caniveaux et les seules entrées bétonnées sont privées. C’est dommage car nous aurions aimé profiter des vues parfois étendues sur la forêt amazonienne à l’est.

Nous faisons halte à Misahualli le long du fleuve Napo qui rejoint bien plus loin l’Amazone.

Le restaurant  » el Jardin  » qui a effectivement un ravissant jardin accepte que l’on s’y gare pour la nuit si on y prend un repas.Comme il est bien noté, nous n’hésitons pas une seconde et mangeons très bien, seuls encore dans une salle ouverte sur le jardin et décorée pour Noël.

C’est là que, laissant notre camping-car sous bonne garde, nous partons sur le Napo dans une longue barque en bois avec un jeune étudiant en tourisme.

 

D’emblée, le fleuve à l’eau limpide nous séduit. La forêt que nous longeons est belle, dense et colorée. Nous y apercevons des mini- singes  » chichiquos  » mais si petits dans cette immense forêt !.P1150440 Dans un rapide, un tourbillon nous fait faire un demi-tour brutal et on s’échoue…  » pas de chance, mon vieux Milou, nous sommes toujours là « .

En fin d’après-midi nous partons en barque sur une petite lagune privée et récidivons la nuit.

La quiétude du lieu nous enchante, mais nous observons peu d’animaux à part des singes et quelques oiseaux. Les caïmans refusent de se laisser voir la nuit, sauf leurs yeux qui brillent dans l’obscurité…et pas même un serpent à l’horizon ! alors que nous avançons dans de hautes herbes et une végétation confuse.

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Le lendemain nous partons pour la journée en forêt primaire à une heure et demi de bateau à moteur jusque sur un affluent du Napo,  » l’Arajuno  » avec un petit groupe et un guide.

Nous faisons un arrêt dans une communauté de femmes qui initient les touristes à leur artisanat et à leur mode de vie.

Les peintures rouges qu’elles se mettent sur le visage sont issues de » l’achote ».

Si notre guide ne recherche pas les animaux, qui pour beaucoup ont fui bien plus loin en forêt, il connaît bien la flore et nous détaille les propriétés diverses de nombreux arbres et plantes.

Voici la liane  » curare « , un anesthésiant bien connu…P1150539

 » el peine del mono  » : la graine ronde sert de peigne…DSCN8423 corcho ou el peine del mono

l’arbre à cannelle dont on n’utilise plus que les feuilles pour préserver l’arbre lui-même…

le  » hunguraga « , palmier très dur utilisé pour la construction ( palmes et tronc) et où se nichent les  » chontacuros « , ces gros vers blancs comestibles ( beurk !) mangés crus  (juteux) ou grillés.P1150540

Notre guide s’amuse aussi à habiller de pied en cape la future reine de la forêt.

La forêt est magnifique.

La halte du repas nous permet de nous baigner avec  délice à partir d’une jolie plage de sable.DSCN8476

Un seul ennui, ces toutes petites noires quasi invisibles , mais féroces qui nous piquent. Bruno, resté en maillot de bain le temps du repas ( riz-haricots, ananas), aura une bonne quarantaine d’impacts, rien que dans le dos. Le problème, ce sont les cloques qui apparaissent quelques jours plus tard. Marie-Anne plus sensible, en fera l’expérience désagréable. C’est le  » sang de dragon « , sève rouge d’un arbre, acheté aux indiennes sur le marché, qui se révèle vraiment efficace : en quelques heures, le liquide rouge-sang, qui se transforme en pommade blanche quand on le frotte, cicatrise plaies et/ou ampoules. Il est excellent aussi pour calmer toute démangeaison et soigner, nous a-t-on dit, les mycoses.DSCN8299 La forêt est une véritable pharmacopée pour les indiens. Ceux-ci se battent pour qu’elle soit  préservée, comme cette femme dont la tribu guarani se trouve à 5 jours de bateau en pleine Amazonie.

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Elle vit du tourisme (un dollar la photo) et cherche à récolter assez d’argent pour aller rencontrer le Président en compagnie d’autres indiens… P1150361…et plaider leur cause. Néanmoins, elle nous dit aussi que ses enfants font des études. Les indiens de la forêt sont loin d’être  » arriérés « , ce qui n’empêche pas certaines tribus restées hostiles à toute arrivée d’étrangers, de les tuer s’ils passent la limite de leur territoire. En effet, trop de bûcherons et de mineurs viennent détruire la forêt nourricière et souiller les rivières. Les indiens n’ont alors aucun état d’âme, et on peut les comprendre…

Nous terminons la journée auprès de ces charmantes bestioles…

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…mais les singes sont plus drôles!

De Misahualli, village touristique où les singes  » capuccino  » guettent tout ce qu’ils peuvent chaparder, notamment au niveau de la plage…

…nous remontons vers Tena.DSCN8566 tena.jpg C’est une petite ville traversée par deux rios, la Tena et le Pano, qui se rejoignent en son centre. La municipalité a construit un  » malecon  » bien conçu et superbement décoré et illuminé en cette fin d’année.

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Elle a eu aussi l’idée de transformer l’ancien aérodrome en terrain de jeux multiples pour tous, ce qui attire les gens en soirée, mettant une joyeuse animation.

Pour nous, le hasard nous mène chez Ruben.DSCN8603 camping tena ruben Il a un petit terrain à 3km au bord de la Tena qu’il va transformer peu à peu en camping.DSCN8570 camping chez ruben Très accueillant, il nous montre les fines poteries réalisées par sa mère, et dessinées avec 3 ou 4 cheveux réunis comme un pinceau. Il les expose dans une cabane circulaire en bambou et toit de palmes tressées qu’il a lui-même construite.DSCN8569 Il nous montre les palmiers qui servent à faire les panamas.DSCN8568 palmiers pour faire des panamas

Nous allons nous baigner dans le courant de la rivière assez limpide et bien agréable. Cela nous rafraîchit, car dans le camping-car, la chaleur s’est accumulée ces temps-ci.P1150664

Le lendemain, nous avons rendez-vous dans une petite agence  » caveman  » spécialisée en canoë et rafting. Le jeune propriétaire, Jaime, est charmant. Une chance inouïe : nous sommes seuls avec un guide et un jeune sauveteur kayakiste au cas où, à partir descendre en raft 25km sur un affluent du rio Napo, le Jatunyacu. Pour nous, c’est une première d’autant que c’est une descente classe III. Mais bien équipés et bien briffés, nous passons une journée mémorable, affrontant pas mal de rapides avec de bonnes vagues et des tourbillons, entre deux portions de calme plat où notre guide, natif d’ici , nous parle de sa culture et de sa région. C’est un vrai bonheur, et l’occasion de nous re-baigner lors de la halte repas sur une petit plage.

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Et  » même pas tombés à l’eau mon vieux Milou « .

Nous sommes d’autant plus chanceux que le soir même, la pluie commence à tomber de plus en plus drue, et le lendemain, notre jolie Tena a doublé de volume, devenant marron !

Cela sonne le départ en direction de Quito, la capitale….

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EQUATEUR : de Bahia de Caraquez à Banios du 9 au 13 décembre 2017

Tout le long de l’embouchure du fleuve Chone, s’égrènent des bassins de crevettes. C’est une industrie qui marche.

C’est un peu le pays de cocagne pour l’agriculture où se mêlent manguiers, bananiers plantains, cacaoyers, grasses prairies où paissent des vaches noires et blanches de type hollandaises. La forêt a été bien déboisée.

Nous faisons une halte nocturne bien sympathique devant un restaurant dont les propriétaires nous expliquent la nonchalance des Equatoriens, qui ayant tout n’éprouvent pas le besoin d’aller de l’avant. Ils déplorent la mauvaise gestion des exportations comme par exemple le cacao, et la formation insuffisante des jeunes à l’école qui ne les forme pas à l’esprit d’innovation.DSCN7691

Ayant rejoint la vallée centrale , ultra construite, nous allons jusqu’au Parc du volcan Cotopaxi (5897m).DSCN7730.jpg Après les sapins vient le  » Paramo » , 3800m, sorte de steppe à perte de vue,où poussent de jolis  » quilotas », et d’où émergent les volcans. Ils sont encore actifs.

Il ne fait pas chaud. Notre Iveco avale la piste noire qui grimpe au parking du Cotopaxi ;

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elle est difficile, très ondulée et pleine de trous. Elle ressemble à des vagues et Bruno doit passer en force en 1ère. Du reste, nous ne pouvons pas franchir l’ultime virage tellement il est creusé, pentu et serré, certains 4X4 ne s’y essayant pas non plus se garent à côté de nous.DSCN7762

Heureusement nous sommes presque arrivés.

Nous montons à pied en une heure par un sentier de lave en zigzag, jusqu’au refuge José Rivas situé à 4800m. C’est le plus haut volcan encore en activité du pays, et l’un des plus hauts du monde. Il s’est réveillé en août 2015, crachant un panache de fumée et de cendres hauts de 8 km provoquant l’évacuation de milliers d’habitants.

Pour nous, le souffle est court, les arrêts nombreux, mais nous arrivons tout près du glacier. Le chocolat chaud est le bienvenu.

 

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Nous ne poursuivons pas jusqu’à la glace, car hélas les nuages sont aussi de  la partie, se transformant bientôt en orage et grésil. Alors nous redescendons très prudemment dans le brouillard.

Le lendemain nous faisons une jolie boucle routière le long des volcans jumeaux Ilinizas (5126m et 5248m)…

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… pour rejoindre la fameuse laguna  » Quilotoa « . Il s’agit d’un lac de cratère remarquable.DSCN7815

Nous nous contentons de l’admirer depuis un banc à l’écart du village qui est en pleine extension touristique.

 

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Nous n’avons pas vraiment envie de descendre au bord de l’eau, constatant l’épuisement de ceux qui en remontent. Moment de plénitude…DSCN7824

…tandis que des enfants rentrent joyeusement de l’école en longeant le bord du cratère.DSCN7821

La fin de la boucle routière longe le surprenant canyon du rio  » Toachi  » et les cultures s’étagent partout en délicats patchworks jusqu’en haut des montagnes.DSCN7838.jpg

Les villages éprouvés fortement par les tremblements de terre n’ont plus aucun charme.

Ici, les clôtures sont en cactus comme dans le nord du Chili.

La vallée centrale est décidément trop construite…DSCN7858.jpg

Le jour suivant depuis la ville d’Ambato,…DSCN7875  12-13.jpg… nous bénéficions d’un soleil radieux pour faire une autre boucle : le tour du spectaculaire Chimborazo (6310m), sommet le plus haut de l’Equateur.DSCN7872.jpg

C’est là que nous remarquons que le Cotopaxi fume . Dire qu’on en n’avait rien vu en grimpant dessus !DSCN7871.jpg

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Le Chimborazo est aussi une  » belle bête  » qui se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ayant traversé encore de bien jolies campagnes.

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C’est un volcan isolé dominant un désert ressemblant à l’Altiplano bolivien, domaine des vigognes.

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Nous l’auscultons sur presque toutes ses faces, admirant l’énorme couche de glace qui le recouvre.DSCN7921.jpg

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Il est considéré comme  » endormi « . Une piste facile et large mène au premier refuge        ( Carrel) à 4800m d’où la vue est très étendue.

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Le sentier qui mène au deuxième refuge ( Whymper), 600m plus haut, est constellé de tombes en son début.

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C’est une ascension qui ne pardonne pas et ce sont souvent des jeunes qui ont perdu la vie dans cette montagne !!

Nous rejoignons la neige et dépassons le refuge jusqu’à un petit lac rosé situé à 5100m.

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Nous sommes seuls et là il ne fait pas trop froid : la montagne nous appartient !DSCN8014

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Marie-Anne aperçoit deux alpinistes, partis établir un campement plus haut. Eux vont vraiment  » faire  » le Chimborazo, une épreuve redoutable à cette altitude.

Les nuages arrivent en cette fin d’après-midi comme pour nous inciter à redescendre sans regret dans la vallée centrale de Riobamba.

La ville est importante et cernée de volcans. Outre le Chimborazo, il y a non loin l’Igualata (4430m), DSCN7867 (2)l’Altar (5319m)DSCN8061 et le très jeune Tungurahua (5023m), volcan le plus impétueux des Andes à ce qu’on dit. C’est un strato-volcan de type strombolien dont la dernière éruption date de 2014. DSCN8065Mais c’est vers lui que nous nous dirigeons en soirée, par une petite route bien plus agréable que l’autoroute centrale nord sud qui va de Quito à Cuenca. Nous avons décidé de remonter par l’Oriente amazonien.

Nous dormons face au Tungurahua, mais cerné d’une écharpe de nuages, il se tient tranquille.DSCN8094

Alors que le lendemain nous roulons dans la cendre, un camionneur nous arrête et nous dit  » mais comment êtes-vous arrivés là ? « . La petite route, qui ne figure même pas sur nos cartes, n’est que lave noire.

Les villages y sont accrochés…jusqu’à la prochaine éruption. La terre y est particulièrement fertile et généreuse.

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